Jem'inscrivis donc Ă  la facultĂ©, pour apprendre six ou sept langues Ă©trangĂšres, puis je partis en voyage les mettre en application. Je rencontrai des Indiens d'Amazonie, des touaregs, des derviches tourneurs, des maharadjahs, des lords Ă©cossais. Je me mis au tricot, Ă  la couture et Ă  la pelote basque. AprĂšs maints essais, lors de mes voyages en Californie, je rĂ©ussis Ă  MaisOu Est Donc Mon Ri Car shirt. Limited edition, available on our store in a few days. Skip to content. FREE SHIPPING ON ALL ORDERS OVER $179.99; FREE SHIPPING ON ALL Lecontenu Ă©ditorial de cette page est tirĂ© de livres de la collection "DĂ©panner votre Ă©lectromĂ©nager" soumis Ă  droit d'auteur.Les auteurs ont autorisĂ©s la diffusion du contenu sur ce site en exclusivitĂ©. Toute utilisation, reproduction, diffusion, publication ou retransmission du contenu est strictement interdite sans l'autorisation Ă©crite des Vay Tiền Nhanh. La violence est un cri de douleur non entendu » Introduction 1 La thĂ©matique de la violence, pour des personnes en rupture de communication, conflit, sĂ©paration, est trĂšs souvent entendue dans l’espace de mĂ©diation familiale. La violence est dĂ©noncĂ©e en miroir par chacun des mĂ©diĂ©s chacun accuse l’autre d’ĂȘtre violent. 2 Par exemple, Madame accuse Monsieur d’avoir Ă©tĂ© violent en la giflant, tandis que Monsieur accuse Madame de lui avoir fait violence quand il l’a dĂ©couverte embrassant son amant. 3 Comment gĂ©rer ce paradoxe d’un espace pacifiĂ© de mĂ©diation familiale, dont le mĂ©diateur familial est garant, et cette violence omniprĂ©sente ? En quoi l’espace de mĂ©diation familiale peut–il ĂȘtre propice Ă  une chance de transformation de la violence en force crĂ©atrice du changement de la relation Ă  l’autre ? 4 Mon questionnement de mĂ©diatrice familiale fait suite Ă  une intervention de Madame Jacqueline MORINEAU selon laquelle la violence est un cri de douleur non entendu ». Les mĂ©diateurs familiaux n’ont pas tous la mĂȘme position sur le possible accueil de la violence en mĂ©diation familiale. 5 C’est pourquoi il convient d’abord de clarifier quelle est cette violence qui peut ĂȘtre accueillie en mĂ©diation familiale et son sens puis d’envisager comment elle peut ĂȘtre transformĂ©e en force crĂ©atrice de changement dans la relation Ă  l’autre. 1. Quelle est cette violence admissible en mĂ©diation familiale. Quel est son sens ? 6 La violence est polymorphe, instantanĂ©e ou graduelle, physique et visible en laissant une trace apparente, ou invisible sans en laisser, audible par des paroles ou des cris, ou inaudible par des silences, perceptible par des regards, ou imperceptible. Elle peut rĂ©sulter d’agissements directs ou indirects, avec le concours d’une ou de plusieurs personnes. Elle est instantanĂ©e ou graduelle. 7 La violence est subjective ce qui fait violence pour l’un ne fait pas forcĂ©ment violence pour l’autre. 8 Quelle qu’elle soit, la violence laisse bien souvent d’autres traces qui se traduisent par les maladies psychosomatiques. La vision binaire d’une violence psychologique par opposition Ă  une violence physique paraĂźt donc rĂ©ductrice. 9 Enfin, la tendance commune Ă  vouloir isoler l’acte violent pour identifier d’une part un auteur et d’autre part une victime est parfois rĂ©ductrice. 10 En effet, les mĂ©diateurs familiaux savent que la rĂ©alitĂ© est bien plus complexe. Le rĂŽle du mĂ©diateur familial est de s’attacher Ă  la relation entre les personnes et non Ă  l’acte violent. Il est difficile de savoir si la violence perçue ou dĂ©noncĂ©e par les personnes en mĂ©diation familiale est compatible ou non avec un processus de mĂ©diation familiale. 11 En fait, la reconnaissance par les deux personnes en mĂ©diation de l’autre comme sujet est un critĂšre essentiel pour accepter une mĂ©diation familiale qui est fondĂ©e sur l’altĂ©ritĂ©. Mais, le mĂ©diateur familial peut ne dĂ©celer cette absence de reconnaissance de l’autre qu’aprĂšs plusieurs sĂ©ances. 12 Ainsi, je cite en exemple ci-aprĂšs une mĂ©diation familiale au cours de laquelle il a fallu plusieurs sĂ©ances pour dĂ©celer une violence structurelle. Il n’y a aucune violence physique mais l’enchaĂźnement des propos d’un des mĂ©diĂ©s permet de comprendre peu Ă  peu que sa violence est la structure mĂȘme de son mode de fonctionnement psychique dans sa relation Ă  l’autre au point qu’il nie toute autre personne que lui, qu’il nie toute existence Ă  l’autre, toute humanitĂ© Ă  l’autre. Une telle violence structurelle est incompatible avec la poursuite de la mĂ©diation familiale. Madame X dit sa grande souffrance et celle des enfants du couple, causĂ©e selon elle, par Monsieur Y qui est systĂ©matiquement trĂšs conflictuel. Monsieur dit qu’il va trĂšs bien et est certain que ses enfants, qu’il ne voit plus depuis plusieurs annĂ©es dĂ©jĂ , lui reviendront un jour. Au premier entretien commun, Monsieur arrive trĂšs agitĂ© et semble exprimer par ses lĂšvres serrĂ©es et son sourire mĂ©canique un verrou qui ne demande qu’à sauter. Il choisit une place qui ne lui convient pas, considĂšre qu’il a le soleil dans l’Ɠil. La mĂ©diatrice obscurcit la piĂšce en tirant le store, il considĂšre qu’il fait trop sombre. La mĂ©diatrice lui propose de changer de place et de se mettre prĂšs de la fenĂȘtre, dos au soleil ; il hĂ©site, fait la grimace, le regard tournĂ© vers la sortie. La mĂ©diatrice lui demande s’il a peur de la fenĂȘtre. Il explose en haussant le ton, en rĂ©pondant par la nĂ©gative. Madame X est silencieuse en l’écoutant. Madame X dit quelques mots, il lui coupe la parole et considĂšre que Madame X, bien qu’elle ait trĂšs peu parlĂ©, parle beaucoup plus que lui. Puis, aprĂšs que les co-mĂ©diateurs ont indiquĂ© veiller particuliĂšrement au temps de parole, aprĂšs un verre d’eau, la sĂ©ance reprend. Monsieur Y monologue, ou rĂ©pond Ă  cĂŽtĂ©, ou se contredit quand le mĂ©diateur lui demande ce qu’il ressent en voyant son conjoint pleurer abondamment. Il rĂ©pond que son Ă©pouse pleure des larmes de crocodile mais aussi qu’elle l’a beaucoup et toujours soutenu pendant leurs longues annĂ©es de mariage. Puis, il demande Ă  sortir quelques minutes mais Ă©coute en rĂ©alitĂ© derriĂšre la porte pour savoir si l’on parle dans son dos. Les incidents se poursuivent. Aucune Ă©motion ne transparait chez lui et il semble incapable d’avoir une rĂ©action aux Ă©motions exprimĂ©es par son Ă©pouse. Il semble ne lui accorder aucune humanitĂ©. Finalement, Monsieur Y aura tentĂ© successivement auprĂšs des co-mĂ©diateurs de faire alliance, de prendre le pouvoir, puis de les intimider. Et c’est aprĂšs son agression verbale contre la mĂ©diatrice que les co-mĂ©diateurs dĂ©cident d’arrĂȘter la mĂ©diation, tĂ©moins de la violence exercĂ©e auparavant dans l’intimitĂ© de ce couple. Cette personne Ă  la violence structurelle sera par la suite dĂ©celĂ©e comme personnalitĂ© paranoĂŻaque avec risque de passage Ă  l’acte. 13 Mais, la plupart du temps, les mĂ©diateurs familiaux sont confrontĂ©s Ă  une violence conjoncturelle, situationnelle, donc en rĂ©action Ă  une situation. D’ailleurs, qui n’a jamais commis un acte violent ? Qui n’a pas eu un jour une rĂ©action violente? Qu’est ce qui a fait violence? Qui a fait violence ? Qui n’a pas, Ă  un moment de sa vie, dĂ©clarĂ© 14 Je ne sais pas ce qui m’a pris quand j’ai vu
, entendu j’ai perdu la tĂȘte
 j’étais hors de moi
 j’avais envie de tout casser
 j’avais envie de l’étrangler
 j’ai explosé  je l’ai
 ». 15 Ou 16 Elle se taisait tout en me regardant fixement et j’ai explosĂ© ». Il m’a ri au nez et j’ai
 ». 17 Ou encore 18 J’ai reçu une lettre de sa mĂšre et j’ai tentĂ© de
 ». 19 Qui est l’auteur de la violence, qui est la victime ? En rĂ©alitĂ©, la violence est inter-agissante dans la relation Ă  l’autre. 20 Pour mieux comprendre l’émergence de cette violence polymorphe, il convient de revenir Ă  son Ă©tymologie le mot violence vient du latin vis » qui signifie force au sens de force vitale. 21 Ceci va donc Ă  l’encontre de la croyance d’une violence exclusivement nĂ©gative. La violence serait donc aussi une force dans certaines situations ? 22 En effet, Jean Bergeret [1], professeur en psychologie, psychanalyste qualifie de violence fondamentale » cette force particuliĂšre 23 La violence est qualifiĂ©e de fondamentale au sens oĂč elle touche aux fondations de toute structure de la personnalitĂ©. La violence n’est que la traduction de la lutte pour la vie ». 24 Ainsi, la violence est le potentiel contenu en chacun de nous qui tout Ă  coup s’exprime d’abord pour soi et non contre l’autre pour signifier une urgence vitale. Et c’est dans l’interaction que la violence est dite violence fondamentale », dans la relation Ă  l’autre et dans certaines circonstances. 25 Ainsi, chaque ĂȘtre humain y compris le mĂ©diateur familial ! a une prĂ©disposition pour cette violence innĂ©e, voire archaĂŻque, au sens de force de vie exprimĂ©e pour soi. 26 En outre, les neurosciences permettent de mieux comprendre cette violence fondamentale en tant que mouvement dynamique. Selon Lisa Bellinghausen [2], docteur en psychologie, chercheuse en neurosciences et psychologie cognitive au CNRS, la violence se rĂ©vĂšle quand l’émotion est associĂ©e Ă  certains Ă©tats nĂ©gatifs toute personne confrontĂ©e Ă  ce qu’elle perçoit comme un danger se met alors en position d’attaque par l’effet mĂ©canique, neurobiologique, d’une restriction de la pensĂ©e. 27 Est visible dans le cerveau le dĂ©clenchement neurobiologique de la violence fondamentale. 28 En situation normale, la route du traitement de l’émotion est longue et finit grĂące au nĂ©ocortex Ă  aboutir Ă  une rĂ©ponse adaptĂ©e, soit en Ă©vitant le danger, soit en fuyant, soit en crĂ©ant du lien. 29 En revanche, en situation extrĂȘme, quand l’émotion n’est pas maĂźtrisĂ©e, la route de l’émotion emprunte une voie courte, un circuit abrĂ©gĂ©, pour donner une rĂ©ponse Ă©motionnelle la personne prise dans un Ă©tat Ă©motionnel nĂ©gatif n’a alors plus accĂšs Ă  la raison, ni Ă  l’autre ni Ă  lui-mĂȘme et elle devient subitement hors d’elle », elle dĂ©raille » l’expression commune rĂ©vĂšle que le bon sens traduit exactement ce qui est dĂ©montrĂ© par les neurosciences. 30 Or, les situations auxquelles sont confrontĂ©s les mĂ©diateurs familiaux sont bien souvent des personnes vivant des Ă©motions intenses associĂ©es Ă  des Ă©tats nĂ©gatifs, et ce souvent depuis de longs mois. 31 Ainsi, les personnes arrivant en mĂ©diation familiale se sentent souvent en dĂ©tresse, impuissantes Ă  surmonter la perte d’un ĂȘtre cher dont elles se sĂ©parent leur conjoint, leurs enfants, dans la peur de perdre leur territoire le logement ou leur argent, se sentent dĂ©valorisĂ©es, ont perdu toute estime d’elles-mĂȘmes, ou au contraire se sentent violemment entravĂ©es dans leur dĂ©sir de libertĂ© sans pouvoir se sĂ©parer aussi facilement qu’elles ne le pensaient. Ces situations et Ă©tats Ă©motionnels extrĂȘmes peuvent conduire Ă  une violence rĂ©actionnelle ou conjoncturelle qui paraĂźt ĂȘtre le seul moyen de survivre, de lutter pour la vie. C’est donc bien un cri de douleur non entendu », comme le dĂ©clarait Jacqueline MORINEAU, qui a provoquĂ© cette violence. 32 Dans la perspective d’une violence - lutte pour la vie, inter et rĂ©tro agissante chez chaque individu, le mĂ©diateur familial adopte une position qui n’est ni normative ni jugeante. Il peut alors aider Ă  donner du sens Ă  la violence exprimĂ©e, pour travailler avec humanitĂ©, indĂ©pendance, neutralitĂ© et impartialitĂ© avec les personnes en mĂ©diation non sur l’acte violent mais sur la relation de l’un Ă  l’autre face Ă  la violence perçue par l’un et/ou l’autre il s’agit d’entendre le cri de douleur et de lui donner un sens pour chacun et un sens commun. Mais comment transformer ce cri en force crĂ©atrice de changement ? 2. Comment la violence au sens de cri de douleur non entendu », peut-elle ĂȘtre transformĂ©e en force crĂ©atrice de changement dans la relation Ă  l’autre au sein de l’espace de mĂ©diation familiale ? 33 Le mĂ©diateur familial peut contribuer Ă  ce que les personnes en mĂ©diation familiale donnent Ă  ce cri de douleur » Ă  prĂ©sent entendu, un sens qui leur sera commun car les personnes attendent de lui qu’il les aide Ă  inverser la spirale nĂ©gative du conflit » comme la nomme Baruch Bush [3], psychologue crĂ©ateur du modĂšle de la mĂ©diation transformative, pour que l’interaction nĂ©gative, destructrice voire aliĂ©nante pour chacune des personnes, se transforme en une interaction positive permettant aux personnes de grandir dans leur dimension personnelle et relationnelle. Le mĂ©diateur familial, par son empathie, est conduit Ă  se mettre Ă  la place de l’autre, en reconnaissant que chaque mĂ©diĂ© est un autre lui-mĂȘme. Cette altĂ©ritĂ© permet d’ĂȘtre au cƓur du rĂŽle de mĂ©diateur familial, pour tendre vers la transformation du pouvoir de l’un sur l’autre en reconnaissance de l’un par l’autre, afin que les mĂ©diĂ©s, peu Ă  peu, co-construisent, structurent leurs liens. 34 Le fait que des personnes, en plein conflit avant tout affectif, choisissent la mĂ©diation familiale, rĂ©vĂšle dĂ©jĂ  leur volontĂ© de tenter de chercher, avec l’aide du mĂ©diateur familial, Ă  rĂ©soudre leur conflit par eux-mĂȘmes c’est leur empowerment. Ce pilier est certes fragile mais existe alors que les mĂ©diĂ©s n’ont pas toujours conscience de la force vitale qui s’exprime en eux par ce choix de libertĂ© et de responsabilitĂ©. Ils n’ont pas conscience que cette violence, en apparence nĂ©gative, a un sens cachĂ© positif. Il appartient au mĂ©diateur familial de leur faire sentir la valeur de cet empowerment qu’ils ont en eux et qui ne demande qu’à ĂȘtre consolidĂ©, par l’étayage du mĂ©diateur familial. Ce sera la fondation, pour chacun des mĂ©diĂ©s, de leur processus individuel. 35 Il revient alors au mĂ©diateur familial de proposer, face Ă  un Ă©tat Ă©motionnel nĂ©gatif traduit par la violence, une rĂ©ponse sur le mĂȘme registre, constituĂ©e par un Ă©tat Ă©motionnel positif. 36 La communication non verbale, celle du mĂ©diateur familial et celle des personnes entre elles et avec lui, est riche de comprĂ©hension de ce qui se joue. Le mĂ©diateur familial peut se rĂ©fĂ©rer au livre Ces gestes qui nous trahissent [4] de Joseph Messinger, psychologue, spĂ©cialiste de la symbolique gestuelle, pour en dĂ©couvrir le sens cachĂ©. Car aucune manifestation affective n’échappe Ă  sa traduction corporelle, surtout en situation de stress ou de conflit oĂč il est trĂšs difficile de se contrĂŽler tant chez les mĂ©diĂ©s que chez le mĂ©diateur familial. 37 C’est un excellent moyen pour le mĂ©diateur familial d’apporter une rĂ©ponse immĂ©diatement comprĂ©hensible. En effet, le message Ă©mis par communication non verbale est compris Ă  93% par le receveur du message alors que le message Ă©mis par communication verbale est compris Ă  seulement 7% par ce dernier. Donc, pour ĂȘtre bien compris, le mĂ©diateur familial a intĂ©rĂȘt Ă  communiquer par le non verbal et Ă  ĂȘtre en cohĂ©rence totale entre sa communication non verbale et sa communication verbale c’est sa vĂ©ritable authenticitĂ©. 38 Il est intĂ©ressant pour le mĂ©diateur familial de s’inspirer de certaines techniques Ă©laborĂ©es par George Kohlrieser [5] expert en nĂ©gociations de prises d’otages pour la police amĂ©ricaine. 39 Car selon Kohlrieser, ĂȘtre preneur d’otages, c’est ĂȘtre avant tout otage soi-mĂȘme de ses rĂ©actions instinctives dĂ©fensives. 40 Le mĂ©diateur familial pourra mettre en Ɠuvre les moyens suivants axĂ©s en prioritĂ© sur l’établissement d’une connexion Ă©motionnelle avec les personnes dans l’espace de mĂ©diation. Le but est de comprendre ce dont l’autre a besoin ou ce qu’il veut dans un futur immĂ©diat, de prĂ©server la relation mĂȘme si les Ă©motions intĂ©rieures du mĂ©diateur familial le poussent Ă  sanctionner ou Ă  fuir celui qu’il perçoit comme violent. 41 Le mĂ©diateur familial s’appuie sur sa propre compĂ©tence Ă©motionnelle, primordiale pour Ă©viter par rĂ©action d’ĂȘtre otage de ses propres Ă©motions, et monte symboliquement au balcon » pour garder son objectivitĂ© c’est la bonne distance. 42 Il communique son Ă©tat Ă©motionnel positif qui peut entraĂźner par imitation et contagion un nouvel Ă©tat Ă©motionnel positif chez les mĂ©diĂ©s c’est l’empathie. 43 Il est Ă  sa juste place en Ă©tant mentalement non pas en face du sujet dit violent, car il serait perçu comme Ă©tant contre, mais il est Ă  cĂŽtĂ© du sujet violent, ce qui le sĂ©curise. 44 Il interroge les besoins primaires Ă  satisfaire immĂ©diatement tels que boire un verre d’eau ou un cafĂ©, marcher, ouvrir la fenĂȘtre, respirer longuement, faire silence, et le mĂ©diateur familial peut proposer la suspension de la sĂ©ance de mĂ©diation ou un caucus c’est l’effet positif de la temporalitĂ© qui permet aux mĂ©diĂ©s de reprendre le pouvoir sur eux-mĂȘmes. 45 Il recherche le dĂ©tonateur de l’acte violent, souvent multiple il y a toujours un Ă©lĂ©ment en plus, souvent anodin, qui s’ajoute Ă  des Ă©lĂ©ments antĂ©rieurs et conduit Ă  l’explosion, Ă  l’acte de violence. 46 Il questionne le besoin fondamental non satisfait. Reviennent souvent en mĂ©diation familiale l’humiliation, le sentiment d’injustice, la peur. Par exemple, je reçois en mĂ©diation un homme ayant refusĂ© de verbaliser ses Ă©motions auprĂšs de son conjoint, par peur d’ĂȘtre dĂ©valorisĂ© et ayant soudain fait preuve de violence. En fait, cet homme avait pris sur lui depuis longtemps pour donner Ă  voir l’inverse de ce qu’il ressentait, sans que son conjoint ne puisse le deviner. Or, il s’agissait pour cet homme de l’effritement de ses forces physiques, mentales, Ă©motionnelles, mais aussi de l’insatisfaction de ses besoins sexuels, enfin et surtout du sentiment d’absence de reconnaissance par son conjoint des sacrifices qu’il avait le sentiment de faire au quotidien en Ă©tant en dĂ©placement du lundi au vendredi loin de sa famille et de ses enfants, pour leur assurer un bon niveau d’existence. Le seul fait de ne pas voir chez lui son petit garçon alors qu’il n’avait supportĂ© sa semaine qu’en pensant Ă  la joie de le retrouver le vendredi soir, a provoquĂ© chez lui un acte de violence contre son conjoint. 47 Le mĂ©diateur familial peut aussi surprendre pour dĂ©sarmer », c’est-Ă -dire faire le contraire de ce que l’autre attend c’est aussi l’accueil inconditionnel de la personne, en ayant de l’empathie pour celui qui se sent coupable d’ĂȘtre auteur de violence alors qu’il s’attend Ă  ĂȘtre stigmatisĂ© et incompris. 48 Les phrases du mĂ©diateur familial seront tournĂ©es Ă  la forme affirmative 49 Je perçois que c’est trĂšs Ă©prouvant pour vous de
 », 50 ou 51 Je suis bouleversĂ© de voir votre rĂ©action
 », 52 et non Ă  la forme nĂ©gative comme 53 La violence n’est pas possible dans l’espace de mĂ©diation » 54 car alors le receveur du message n’entend en effet que le verbe et non la nĂ©gation et comprend l’inverse la violence est possible du message Ă©mis la violence n’est pas possible ». Pour ĂȘtre certain d’ĂȘtre compris, le mĂ©diateur familial dira de prĂ©fĂ©rence que la violence est interdite ou qu’il refuse la violence phrases affirmatives. Au-delĂ  d’ailleurs de l’espace de mĂ©diation familiale, les phrases affirmatives sont en gĂ©nĂ©ral mieux comprises. 55 Le mĂ©diateur pourra, aprĂšs avoir rĂ©tabli la connexion Ă©motionnelle, procĂ©der Ă  un questionnement ouvert autour de la souffrance de l’un ou de l’autre, autour de la violence pour chacun des mĂ©diĂ©s pour dĂ©construire la violence, contextualiser et réévaluer la situation, rechercher les points positifs pour envisager le futur c’est donner un sens commun Ă  cette violence et amorcer la transformation de la relation. 56 Le mĂ©diateur familial sera attentif Ă  la difficultĂ© pour certains mĂ©diĂ©s de reconnaĂźtre leur interaction dans la violence. Parfois, se sentir, au moins pour un temps, reconnue comme victime » par l’auteur » de la violence peut ĂȘtre une condition nĂ©cessaire et prĂ©alable Ă  la reconnaissance d’une relation violente dans l’interaction et la rĂ©troaction c’est le cadre sĂ©curisĂ© dont le mĂ©diateur familial est garant. 57 Enfin, la reconnaissance par le mĂ©diateur de ses erreurs sur la situation en cours mais le devoir de les reconnaĂźtre sont des facteurs positifs pour les mĂ©diĂ©s quand le mĂ©diateur familial reconnait humblement avoir fait une erreur dans la traduction d’un besoin par exemple le mĂ©diĂ© peut en ĂȘtre apaisĂ© immĂ©diatement, alors que l’inverse peut ĂȘtre source de violence. Souvent, la reconnaissance d’une erreur commise par le mĂ©diateur familial est riche de consĂ©quences positives pour le mĂ©diĂ© qui peut avoir un dĂ©clic libĂ©rateur d’une prise de dignitĂ©, d’un Ă©claircissement de sa volontĂ© de ce qui est bon pour lui, donc de ses besoins fondamentaux 58 Je veux dĂ©sormais
, je refuse Ă  partir de maintenant de
 » 59 c’est propice au renforcement de l’estime de soi. Conclusion 60 L’expĂ©rience du conflit ou de la sĂ©paration peut ĂȘtre vĂ©cue comme une question de vie ou de mort, exprimĂ©e alors par la violence dans un cri de douleur adressĂ© par l’un Ă  l’autre, alors que cette expĂ©rience peut ĂȘtre perçue, grĂące au mĂ©diateur familial, non comme un Ă©tat figĂ© et dĂ©sespĂ©rĂ© mais comme un passage qui ne demande qu’à se transformer dĂšs lors que cette violence est comprise comme non seulement un cri de douleur mais aussi une lutte pour la vie, donc vers le futur de chacune des personnes en mĂ©diation familiale, dans la transformation de leur relation. 61 La connaissance de l’existence de cette notion de violence fondamentale permet ainsi au mĂ©diateur familial de l’accueillir, de lui donner le sens positif de l’expression d’une force vitale Ă  exploiter chez chacune des personnes en mĂ©diation familiale, force crĂ©atrice commune de nature Ă  transformer leurs relations. 62 Bien plus, dĂšs lors que nous avons, nous mĂ©diateurs familiaux, chacun en nous aussi, cette violence fondamentale qui s’exprime dans certaines situations, comment ne pas nous interroger sur la façon dont nous avons pu, dans nos vies, rĂ©ussir - ou non - Ă  transformer cette violence fondamentale en force crĂ©atrice de changement ? 63 ReconnaĂźtre en chacun de nous ce type de violence permet de donner Ă  la violence fondamentale un sens positif, transformatif, dans l’altĂ©ritĂ© et donc dans l’humanitĂ©. Notes [1] BERGERET J., La violence fondamentale, Paris, Dunod, 2000. [2] BELLINGHAUSEN L., Les compĂ©tences Ă©motionnelles au cƓur de la performance individuelle et collective, Paris, ThĂšse de doctorat, 2009 [3] BARUCH BUSH The Promise of Mediation, The transformative Approach to Conflict, San Francisco, USA, Folger, 2005. [4] MESSINGER J., Ces gestes qui nous trahissent, Paris, First Editions, 2001. [5] KOHLRIESER G., NĂ©gociations sensibles, Paris, Pearson Education, France, 2007.  Con - jonction de coordination.. Pochette en coton 100% biologique, dessinĂ© et imprimĂ© en France dans notre atelier. Partager Partager Tweet Google+ Pinterest 12,99 € Con - jonction de coordination.. Pochette en coton 100% biologique, dessinĂ© et imprimĂ© en France dans notre atelier. 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Vous ne pouvez pas vous tromper, il n’y a qu’une seule porte, il porte le n°45. Je ne ferai aucun commentaire sur l’intĂ©rieur de l’appartement. Vous pourrez y voir ce que vous voulez. Imaginez seulement un bordel sans nom, des livres Ă  foison et de toute sorte Du Conte de fĂ©e, au manuel de magie noire. Sinon, des choses, des choses, des choses, des choses, et encore des choses. Et une fenĂȘtre qui mĂšne sur les toits. Une fenĂȘtre pour s’envoler dans la nuit. La porte n'est jamais verrouillĂ©e. Vous pouvez y venir quand bon vous semble. Mais attention, cet appartement vous prendra un peu de vous. ___________________________ Malena KaneSerdaigle Re [Habitation] Cave In HellMalena Kane, le Mar 18 Mar - 1908 [Pv - Aby]Et maintenant, je vous le dis, ce que vous preniez pour de la folie, n’était en rĂ©alitĂ© qu’une hyper acuitĂ© des sens. Et maintenant, je vous le dis, un bruit dĂ©licat, Ă©touffĂ© comme enveloppĂ© dans du coton vint Ă  mes oreilles. C’était le murmure des pas du chat. Il bondissait de cheminĂ©e en cheminĂ©e, sur les toits de l’allĂ©e des embrumes, dĂ©fiant l’apesanteur des bas-fonds Ă  laquelle les gratte-ciels, longs et dĂ©charnĂ©s et dĂ©formĂ©s, bosselĂ©s et cabossĂ©s, Ă©corchĂ©s ne pouvaient eux-mĂȘmes rĂ©sister. Approche petit chat des rues, approche. La nuit douze au treiziĂšme jour semblait longue, longue, longue, comme un dĂ©sert. En regardant par la fenĂȘtre, j’avais l’impression que tout Ă©tait figĂ©, que le paysage s’était arrĂȘtĂ©, comme engluĂ© dans une toile d’araignĂ©e. MĂȘme si de temps en temps, ici et lĂ , un bruit !,juste un bruit qui se dĂ©battait et finissait par s’écraser par Ă©cho contre les dĂ©bris d’immeubles, vĂ©ritables tombeaux vivants qui jonchaient la ruelle des embrumes, vĂ©ritables tombeaux d’hommes, de femmes, d’enfants, de vieillards dĂ©senchantĂ©s. Je quittais brusquement la fenĂȘtre et me dirigeais vers la grande table campĂ©e en plein de milieu de la grande piĂšce. Je remontais les manches de ma chemise blanche. J’avais ouvert les deux-trois premiers boutons du haut pour faire descendre la tempĂ©rature de mon corps qui montait en degrĂ©s dĂšs qu’Il me revenait Ă  l’esprit. J’adorais la chaleur et sentir un braisier m’envahir. J’avais l’impression de pouvoir cracher du feu. Seulement,Cette chaleur, Cette chaleur, Non. Elle me rendait nerveuse,et me savoir nerveuse me rendait encore plus dĂ©testais sentir en moi une once de faiblesse. Rah. Je jetais le livre de potion de rage et le repris aussitĂŽt, aplanissant les pages de mes mains presque tremblantes. Je devais me dĂ©barrasser de cette faiblesse
 - Ne m’en veux pas Ed. », murmurais-je d’un sourire carnassier. Je feuillais le gros bouquin de potion que j’avais miraculeusement rĂ©ussi Ă  poser sur la table remplie d’ingrĂ©dients, et cherchais la prĂ©paration de la potion. Tout en lisant, et de nulle part, je sortis une cigarette que j’allumais façon cow-boy. Une lĂ©gĂšre secousse vibra alors dans la grande montait les escaliers. Elle Ă©tait pile Ă  l'heure. Je recrachais un nuage de fumĂ©e. - AAAAAAAH !, m’exclamais-je rageusement sur un Ă©niĂšme livre qui ne contenait toujours pas la bonne potion –et que je venais de lancer dans le couloir, tout prĂšs du visage de mon invitĂ©. - Entre, c’est ouvert ! , lui lançais-je sans pour autant lui prĂȘter une quelconque attention visuelle lorsqu’elle passa le Ah ma chĂšre Aby, tu as grimpĂ© jusqu'ici ! Je suis si contente que tu ais pu venir ! Ca faisait si longtemps ! avais-je dit tendrement en la regardant enfin dans les yeux. Sauvage, rebelle, angĂ©lique. La jeune femme n'avait rien perdu de son charme. Et ses yeux que je jalousais depuis notre premiĂšre rencontre... je rĂ©agis avant d'ĂȘtre emportĂ© par un flot de nostalgie. - Tiens prends ça s’il te plait ! et sans attendre son consentement, je la noyais sous une grosse pile de livres que je venais de tirer d’un coin de mon pris d’autres gros bouquins - Aide-moi Aby tu veux, et les posais avec un tel fracas sur ce qui me servait d’atelier de potion,qu’une avalanche de poussiĂšre s’élevajusqu’au plafond. Je vous avais dit que j’étais nerveuse ? Je l’étais en effet. Tu veux une pomme Aby ? » lui proposais-je gentiment, En lui servant,Charmeuse,et souriante,tout un panier de pommes rouges qui depuis plusieurs heures,baignaient dans l’Elixir d’Euphorie que j'avaissoigneusement peut-ĂȘtre la seule maniĂšre de la persuader de m’aider Ă  empoisonner ce cher professeur Edward F. Fitzgerald sans qu'elle ne pose trop de question. InvitĂ© Re [Habitation] Cave In HellInvitĂ©, le Ven 2 Mai - 1557 Malena Kane...Je la croyais disparue dans la nature, ou dans la raison. Je ne sais pas. Je ne m'attendais certes pas Ă  la voir resurgir abruptement mais. Cela ne m'Ă©tonnait pas dans le fond. J'avais l'impression de n'avoir jamais coupĂ© contact avec elle. Simplement on s'Ă©tait perdue de vue. Comme si elle faisait partie d'une certaine couche de la rĂ©alitĂ© qui ne m'Ă©tait pas constamment visible. Des fois apparente, longtemps quels mystĂšres as-tu Ă©lucidĂ© depuis que nous inspections scrupuleusement le ChĂąteau, dĂ©voreuses d'Ă©nigmes que nous Ă©tions ?Ou est-ce des mystĂšres que tu as laissĂ© derriĂšre toi car tu traĂźnes Ă  ta suite tĂ©nĂšbres et des Embrumes. Je l'avais lu sur le papier, lettres noires encre de chine sur parchemin jauni. Un sourire pour tout ce que cela pouvait dire d'elle. L'AllĂ©e des Embrumes. Cela paraissait parfait. dans l'une des ruelles adjacentes du Chemin de Traverse. Impossible de louper l'AllĂ©e, on peut la retrouver rien qu'Ă  l'odeur. Comment ce quartier peut-il ĂȘtre si dĂ©labrĂ© avec toute la puissance qu'il renferme ? Certes les charlatans sont plus nombreux que les honnĂȘtes marchands ici bas. Pourtant il y avait de l'argent qui passait ici. De sacrĂ©s sommes Ă  ce qu'on disait. Pas moyen de restaurer un peu, de rendre l'endroit vivable ?Toujours Ă©tait-il. Cela donnait un genre. Une atmosphĂšre particuliĂšre, un je ne sais quoi. Attrayant. Merlin, si on faisait abstraction des oĂč je me trouvais, dĂ©sormais assez Ă©loignĂ© du Chemin, on aurait pu dĂ©posĂ© un cadavre que l'odeur aurait cachĂ© sa que c'Ă©tait pour recurvite, c'Ă©tait si compliquĂ© ?L'air devenait ensuite respirable. Peut-ĂȘtre n'avait-ce Ă©tĂ© que l'odeur de l'apothicaire du coin ? MacĂ©ration de viscĂšres ? NausĂ©es. Je ne voulais plus y repenser. L'air est frais maintenant. Une deux. cet immeuble lĂ , qui paraissait poussĂ© de travers. Les murs Ă©taient si vieux que mĂȘme rester droit Ă©taient trop durs, ils se courbaient lĂ©gĂšrement. LĂ©zardes sur les cloisons grises. Qui s'Ă©levaient haut dans le ciel. Combien d'Ă©tages ? Je les comptais soigneusement. 15. Malena Ă©tait tout en haut. Les escaliers grinçaient. Pendant quinze Ă©tages, chaque marche me saluait de son soupir particulier. Je fis des pauses oui pendant mon ascension. Quelle honte. Dire qu'avant, avant. Je n'avais jamais montĂ© autant de marches. Je tenais ma flĂšche de cristal serrĂ©e contre moi, pour la protĂ©ger contre le vol et la crasse. J'aurais pu jouer la tĂ©mĂ©raire et filer jusqu'au quinziĂšme avec elle mais la cage d'escalier Ă©tait si Ă©troite et mon balai flambant au loin, le numĂ©ro 45, sous le voile blanc dont mes yeux Ă©taient recouverts. L'effort vous comprenez. J'avais un peu le souffle court. Gosses on s'Ă©clipsait partout, par n'importe quel moyen, sans effort. De vrais courants d'air. Qui t'es maintenant Aby si t'es mĂȘme plus un courant d'air ?RĂąle Ă©nervĂ©. Et le livre projetĂ© qui va avec. PassĂ© Ă  quelques centimĂštres de mon visage avant de s'Ă©craser par terre dans un bruit qui en disait long sur son poids. Un peu choquĂ©e, secrĂštement heureuse de constater que mon amie n'avait pas changĂ©, je la cherchais au milieu du bric-Ă -brac. S'il n'y avait pas eu tout ces livres, j'aurais pu me croire chez Entre, c’est ouvert ! Ouvert ouvert, c'Ă©tait vite dit. Certes la porte n'Ă©tait pas fermĂ©e mais les divers objets qui me cernaient, parfois empilĂ©s, me dissuadaient d'entrer presque plus sĂ»rement qu'une porte fermĂ©e Ă  double tour. Comment passer sans dĂ©clencher l'apocalypse ? Je dĂ©collais doucement sur ma flĂšche, prenant garde Ă  ne renverser aucune pile. Trouvant un endroit relativement dĂ©gagĂ© j'y atterrissais et repris mon balai bien en main, cette fois pour protĂ©ger l'environnement d'un coup qui mettrait Ă  mal l'ordre tout relatif qui y instigatrice de cet ordre, m'accueillait avec cet air que je ne connaissais que trop bien. Elle avait quelque chose derriĂšre la tĂȘte, je pouvais le sentir mĂȘme aprĂšs toutes ces Ah ma chĂšre Aby, tu as grimpĂ© jusqu'ici ! Je suis si contente que tu ais pu venir ! Ca faisait si longtemps !- Une Ă©ternitĂ©! rĂ©pondis-je avec un sourire mordant. Je me mĂ©fiais un peu je crois mais j'Ă©tais surtout contente moi aussi d'avoir pu effectivement Malena n'attendit pas pour me mettre Ă  profit. A peine posais-je mon balai contre le mur que je reçus une pile de livres tandis qu'elle mĂȘme, s'en servait une part —mais d'oĂč les sortait-elle ? avant de se diriger vers une table amĂ©nagĂ©e semblait-il pour la rĂ©alisation de ? Je n'eus pas le temps de rĂ©flĂ©chir Ă  la question qu'elle me tenait une pomme. Je la pris machinalement tout en me penchant sur son atelier improvisĂ©. Croquant Ă  pleine dent dans le beau fruit rouge, je cherchais quelques indices sur la raison de ma prĂ©sence ici. Car ce n'Ă©tait pas juste pour me voir que Malena m'avait invitĂ©. DĂ©duction des plus Les affaires reprennent on dirait ! m'exclamais-je avec un enthousiasme qui ne me parut pas mĂȘme suspect. Et pourtant je me sentais pleine d'une joie et d'une Ă©nergie inexpliquĂ©e, qui grandissaient en moi comme mon oeil se faisait plus vif, ma voix Superbe! commentais-je en lisant le titre du premier ouvrage de ma pile, "Empoisonneurs cĂ©lĂšbres et leurs mĂ©thodes". Je gloussais en le feuilletant, une fois dĂ©barrassĂ©e des autres que j'avais posĂ© Ă  cĂŽtĂ© de ceux de Malena. Il y en a des choses intĂ©ressantes, dommage que je n'ai personne sur qui tester ! Je posais l'ouvrage et regardais Malena, mais j'imagine que toi tu as ton idĂ©e ? Malena KaneSerdaigle Re [Habitation] Cave In HellMalena Kane, le Sam 17 Mai - 023 En me rĂ©veillant ce matin dans les dortoirs des Serdaigle, au sortir de rĂȘves agitĂ©s, j’avais compris que moi, Malena Kane, je n’étais pas qu’un.Mais plusieurs !J’étais homme, j’étais femme. Et aujourd’hui, oui aujourd’hui, ça me donnait le vertige. Cette sensation d’exister sous plusieurs formes me donnait le vertige. Peut-ĂȘtre que demain, ça ne serait plus le cas. Peut-ĂȘtre que demain
 oui, demain, ça ne sera plus le cas. Mais ce matin, et mĂȘme si j’avais eu dĂ©jĂ  conscience de cette vĂ©ritĂ©, ce matin, j’en avais peur. J’avais donc quittĂ© l’école, oubliant les cours, et j’avais passĂ© toute l’aprĂšs-midi sous mon lit, dans l’appartement de Malena Kane, mon autre moi, ou c’était moi son autre miniature. Il y avait quelques temps que je n’y Ă©tais pas retournĂ©, sous mon lit. En me glissant sous le sommier, je me doutais pourtant qu’il serait compliquĂ© pour moi de m’endormir. Mais je ne comptaispas dormir, et je n’ai pas dormiJ’avais seulement ressenti un besoin le besoin d’étouffer les mouvements de mon Ăąme, d’étouffer le trop plein d’images, des images en rafale qui me secouaient comme un bateau titubant sur les vagues. J’avais ressenti le besoin de me retirer sur une berge, et de laisser la source sensible de mon ĂȘtre s’écouler comme une riviĂšre, s’écouler sans m’emporter. Et sous mon lit, les rĂȘves n’avaient plus assez d’espaces pour respirer, ou pour voyager dans une chambre comme s’ils voyageaient Ă  travers les mondes. Sous mon lit, les rĂȘves n’avaient pas assez d’oxygĂšne pour faire de leurs braises, un incendie onirique. Un incendie onirique !J’ignorais combien de temps j’y Ă©tais restĂ© pour cesser d’exister, Ă  n’écouter que les craquements du plancher. Les rideaux Ă©taient tirĂ©s afin d’empĂȘcher la lumiĂšre du jour d’entrer, et mes paupiĂšres Ă©taient Ă©galement fermĂ©es pour Ă©viter Ă  mes yeux de subir les innombrables petites lumiĂšres colorĂ©es qui scintillent d’ordinaire dans le noir. Longtemps,Que je suis lĂ AprĂšs ce long temps, je commençais enfin Ă  toucher cette paix intĂ©rieure que je recherchais. Elle ressemblait Ă  une lumiĂšre tamisĂ©e, douce, chaude, et je m’approchais pour me laisser absorber par elle, et disparaitre sous mon lit, et rester cacher de la surface de la Terre. Oui, je commençais
je m’approchais
 je la senta
 PAM, PAM !!!! J’ouvrais les yeux, brutalement, Tu te prends pour une larve dans une chrysalide LĂ©na ? Allez sors de lĂ  petit papillon, j’ai besoin de toi » en sachant pertinemment qui venait me sortir de mon hibernation. Ce qui » repartait vers le salon. On entendait presque les fondations de l’immeuble trembler tant il y avait d’énergie dans chacun de ses pas. Allez grouille LĂ©na, le temps n’attend pas ! » me cria-t-elle, de l’autre cĂŽtĂ© de la porte tandis que je sortais de sous mon lit. Je tirais les rideaux. La nuit Ă©tait tombĂ©e. Une nuit qui ressemblait Ă  une nuit sur l’allĂ©e des embrumes. A croire, que c’était elle qui colorait la nuit, et non pas l’inverse. J’attrapais ma veste et fit tomber par la mĂȘme occasion mes comics et le CD Electric Warrior de Comme cet appartement, ma chambre Ă©tait dans un bordel monstre. Une des choses que je tenais de Malena Kane, cousine de ma mĂšre. LĂ©na ! » Ă©tait donc le surnom que ma grande cousine avait dĂ©cidĂ© de m’attribuer. Bref, j’enfilais ma veste pour couvrir une longue chemise foncĂ©e et froissĂ©e au col. J’arrivais discrĂštement dans ce qui pourrait ĂȘtre un semblant de salon. Sur la grande table, des ustensiles de potion, des gros livres, des restes d’animaux
 Malena tramait quelque chose de pas nette. Rien de bien surprenant jusqu’ici. La prĂ©sence dans l’appartement d’une jolie et jeune demoiselle, l’était un peu plus. Surtout que la demoiselle se comportait Ă©trangement -un sourire trop sourire, une apparente euphorie non contrĂŽlĂ©e...-Qu'est-ce que...-Tiens prends une pomme LĂ©na, elles sont dĂ©licieuses, rĂ©torqua aussitĂŽt Malena en me tendant l'un des fruits - que j'attrapais sans broncher. LĂ©na, reprit Malena alors que je croquais dans la pomme, je te prĂ©sente Aby, une amie de longue date ! Elle est venue aider. Aby, je te prĂ©sente LĂ©na, la fille de
, Malena s’arrĂȘta, et me regarda avec un soupçon de gĂȘne qui ne dura qu’une microseconde, puis elle sourit, ...de ma cousine. » Je lui rendis un faible sourire, et saluais la jeune femme qui avait des yeux Ă  couper le souffle. - EnchantĂ© mademois- –oui enfin, comme je te le disais Aby, j’ai en effet trouvĂ© un cobaye pour tester un petit poison de mon soin. - C’est qui ? Me risquais-je Ă  demander, - Edward Fitzgerald. - Le professeur de Poudlard ? - Oui. Bouffe ta Ah ? - Bouffe ta pomme ! J’obĂ©is. Plus je croquais dedans, plus
 plus
 je ne saurais expliquer ce que je ressentais
 de l’excitation ? Une vague de chaleur qui montait, montait, montait...- C’est une vieille connaissance. Mais, et Ă  mon plus grand regret, je ne peux pas rester, le boulot m’appelle. Aussi, Vous allez faire la prĂ©paration pour moi. Vous n’avez qu’à suivre le bouquin... –elle montrait une page en particulier tandis que la vague de chaleur continuait de monter, provoquant des centaines de vibrations dans toutes les parties de mon corps- Surtout, ne perdez pas le chat, c'est trĂšs important. Bref, une fois que ça sera fait, LĂ©na tu l’apporteras Ă  ton professeur, d’accord ? Elle nous regardait Ă  tout de rĂŽle avec son sourire charmeur
 son si beau sourire auquel on ne pouvait rien refuser. TrĂšs bien, je file alors ! Elle prit ses affaires, et se tourna vers son amie, Aby je suis contente de t’avoir vue, on pourra prendre un cafĂ© un de ces jours ! Et, dit-elle en me montrant du coin de l’Ɠil, t’en fais pas, tu vas bien t’amuser, LĂ©na est aussi folle
 fou
 folle bref, aussi timbrĂ© que moi, finit-elle avec un clin d’Ɠil. Elle filait sur le seuil de la porte, et, se retourna une derniĂšre fois, s’appuyant, dans une posture trĂšs sexy, sur l’embouchure de la porte, Mr. Holmes, me dit-elle avant de se tourner vers Aby avec un sourire amusĂ©, Mr. Watson. Enfin, elle disparut, nous laissant en tĂȘte Ă  tĂȘte. Mais il n'y avait aucun silence...car dans mon crĂąne rĂ©sonnait des bruits par milliers, des bruits Ă©lectrisants ! - Elle a bien dit, "faites attention au chat", non ? M'enquis-je, un brin troublĂ©, ou pas. InvitĂ© Re [Habitation] Cave In HellInvitĂ©, le Mar 27 Mai - 1848 Regardais Malena... Pour cela il aurait fallu qu'elle soit encore lĂ . Me rĂ©pondre ? Non c'Ă©tait trop prĂ©visible comme attitude hein, Malena ?Alors tu avais dĂ©jĂ  disparu, lorsque je te l'ai posĂ© cette question. Mon regard n'avait su attraper le tien avant que tu ne t'envoles, il retournait Ă  tes livres. Les titres, les titres je les murmurais doucement, comme pour les goĂ»ter. Oui ce jour-lĂ  tout avait un goĂ»t particulier. Et tandis que sur mes lĂšvres je sentais ce doux parfum sucrĂ©, enivrant de l'interdit, je ne pouvais rĂ©primer de petits poison, vraiment ?Jouons Ă  cela parlait. Pourquoi donc ? A qui ? Je n'avais pu personne d' elle-mĂȘme ? L'idĂ©e me fit sourire. Ou peut-ĂȘtre ne parlait-elle pas Ă  une personne, ce qui ne m'aurait guĂšre Ă©tonnĂ©e. M'man faisait ça aussi, taper la causette avec ses livres donc Ă©taient drĂŽlement amusants. Je me passionnais pour Poisons Ă  mettre dans toutes les poches, dont les illustrations Ă©taient particuliĂšrement Ă©clairantes. A la page de la strychnine, un personnage en traits fins Ă©tait agitĂ© de spasmes fort rĂ©alistes, d'aprĂšs le texte dĂ» Ă  la stimulation exacerbĂ©e du systĂšme nerveux. Les mouvements grotesques de la victime, peu avant sa mort par asphyxie, m'arrachĂšrent des Ă©clats de rire. Quelqu'un entrait dans la piĂšce. Malena oui, de retour, mais pas seulement. Une jeune... je n'en Ă©tais plus sĂ»re. Je le regardais, toujours aussi joyeuse, contente de cette nouvelle rencontre pour le moins intrigante. Je le scrutais et il m'apparaissait il. Un visage fin certes, des lĂšvres rosĂ©es, des yeux de biche oui, un regard clair qui lui donnait un air de princesse des cieux. Et son corps, mince et Ă©lancĂ©, et sa prĂ©sence, si douce. Il Ă©tait jolie oui, beaucoup, pourtant il. Pourquoi il ? Parce que. Je ne saurais l'expliquer clairement. J'Ă©tais juste habituĂ©e Ă  regarder les gens. Chez ce garçon aux apparences fĂ©minines, il y avait tout de mĂȘme des traits masculins. Le nez, les oreilles pas assez petites, pas assez ronde peut-ĂȘtre. IndĂ©niablement homme, la pomme d'Adam et le torse qui se devinait sous la chemise. C'Ă©tait perturbant et cela m'amusait Ă©normĂ©ment. De m'ĂȘtre fait bernĂ©e, d'avoir doutĂ©. Et ce qui m'amusait encore plus, c'Ă©tait que mĂȘme si en cet instant je sentais que c'Ă©tait il, m'aurait-il dit qu'il Ă©tait elle que je l'aurais cru me faisait penser Ă  Stuart un peu. A mi-chemin entre deux souriais garçon semblait quelque peu perdu dans cet environnement sens-dessus-dessous, oĂč siĂ©geait ça et lĂ  attirails pour empoisonnement. Malena lui proposa lui aussi une pomme, nous prĂ©senta rapidement. "LĂ©na, la fille de
" La fille vraiment ? Mon sourire s'agrandit. Je m'Ă©tais finalement trompĂ©e il fallait croire. Cette LĂ©na Ă©tait un trompe-l'oeil vivant. LĂ©na d'ailleurs... comme dans Malena. Cela aussi Ă©tait LĂ©na avait laissĂ© sa phrase en suspens un furtif instant de doute. "...de ma cousine." J'avais beau l'avoir connu petite, l'idĂ©e que la brune ait une famille me paraissait surrĂ©aliste. Elle Ă©tait si libre qu'il m'Ă©tait improbable qu'elle ait des attaches, quelles qu'elles soient. Cette LĂ©na en Ă©tait d'autant plus Ă©nigmatique. Est-ce que tous les membres de la famille Kane Ă©tait ainsi ? De prĂ©nom semblable, et toujours cet air de ne pas ĂȘtre complĂštement lĂ  ? A moitiĂ© dedans, Ă  moitiĂ© brĂšves explications, je retenais le nom d'Edward Fitzgerald. Edward, charmant homme qu'il devait ĂȘtre pour accepter de nous servir de cobaye. Pourquoi donc voulait-il mourir ? Enfin les raisons de son suicide Ă©taient sans importance aprĂšs tout, ce qui me plaisait c'Ă©tait de pouvoir lui concocter la mort. C'Ă©tait si excitant! J'avais hĂąte de commencer, tellement hĂąte. Mon sourire se fit Ă©clatant pour Ma LĂ©na tandis qu'aprĂšs une derniĂšre petite manipulation elle nous salua, l'autre LĂ©na et moi, et disparut. Elle partait alors que nous allions passer au plus amusant, dĂ©cidĂ©ment je ne la comprenais pas. Son dĂ©part prĂ©cipitĂ© et inexpliquĂ© devait-on la croire quand elle disait qu'elle avait du travail ? me laissa quelque peu perplexe, une perplexitĂ© trĂšs gaie cela dit. Nous avions l'appartement pour nous seules! Ou seuls ? Malena avait tant alternĂ© le masculin et le fĂ©minin que je ne m'y retrouvais plus. Et de la documentation de qualitĂ© sur les poisons en plus de ça!- Elle a bien dit, "faites attention au chat", non ?- Je ne sais pas. Je crois qu'elle a dit qu'il Ă©tait important... Je ris, tout cela Ă©tait absurde mais fort plaisant. - Comment nous a-t-elle appelĂ© avant de partir ? Sans attendre je me plongeais dans la lecture de cette page qu'elle nous avait dĂ©signĂ©. Potion Vive-Loup, lis-je Ă  voix haute. A pour effet l’exact contraire du tue-Loup... Je passais sous silence ce qui ne nous intĂ©ressait pas. ... ne se conserve pas plus de soixante douze heures. Cependant, si jamais il n’est pas utilisĂ© sur un hybride », cela donnerait un poison mortel qui tue celui qui l’ingurgite dans les soixante douze levais le nez du bouquin, posant mon regard sur celui de ce Elle lui en veut Ă  ton prof, pour lui offrir une agonie si lente! moins cela sonnait Ă  mes oreilles comme une hilarante plaisanterie. Malena KaneSerdaigle Re [Habitation] Cave In HellMalena Kane, le Sam 9 AoĂ» - 015 - Elle lui en veut Ă  ton prof pour lui offrir une agonie aussi lente, plaisante Ă©trangement la jeune femme, ce qui me fait Ă©galement et bĂȘtement rire de concert. Ha, ha. On a bien ri ainsi pendant plusieurs longues secondes, ou plusieurs minutes, je ne saurai le dire, Ă  faire voler nos voix enjouĂ©es dans le silence mornes de la ruelle des embrumes comme des enfants qui s’amusent Ă  lancer des pierres pour dĂ©chainer une eau trop tranquille. Je me souviens uniquement m’ĂȘtre arrĂȘtĂ©, car happĂ© par le regard multicolore de ma partenaire, comme si je venais juste de le remarquer, et Ă  avoir rĂ©flĂ©chit Ă  ce phĂ©nomĂšne un bref instant, avant de me bidonner de nouveau. - Malena aime bien
 ah, ah remuer le couteau dans la plaie, oui, ah, ah, elle aime bien remuer le couteau dans la plaie, je rĂ©ponds aprĂšs un moment de calme en mimant avec des gros yeux le geste d’un couteau qui se plante et se plante encore dans une peau imaginaire. Malena est une sadique ah, ah, je conclus avec une voix presque de sorciĂšre mais aussi avec assurance, comme ayant eu une quelconque et soudaine rĂ©vĂ©lation divine sur une vĂ©ritĂ© pourtant simple Ă  comprendre. Elle adore infliger de la souffrance aux autres pour son propre plaisir, elle prend une jouissance extrĂȘme Ă  manipuler, Ă  torturer avec son corps de rĂȘve et son caractĂšre insaisissable, Ă  manipuler une Ăąme qu’elle tient prisonniĂšre entre ses mains, et qu’elle s’amuse Ă  briser comme s’il s’agit d’un bout de bois, d’une simple marionnette. – Voyons cette Potion Tue-Loup, je m’avance vers la table de prĂ©paration les mains prĂȘtes Ă  attraper quelque chose
 mais quoi ? Aucune idĂ©e. Je n’ai aucune idĂ©e de ce que je dois faire, moi qui, pourtant, excelle en cours de potion. Mon esprit est tout simplement ailleurs. Oui, tout simplement ailleurs. Il est branchĂ© ou nous sommes branchĂ©s sur un autre courant que celui du monde normal. Nous sommes deux Ă©lectrons bombardĂ©s par la gaietĂ© la plus extrĂȘme ; une folie la plus enfantine. - Il faut commencer par faire bouillir, j’allume le feu
 mais rien ne se passe. Il faut commencer par faire bouillir
, je reprends en mettant plus de certitude
 je lance un regard inquiet Ă  Aby car il ne se passe toujours ri
 ah !, je prends soudain conscience que j’ai tentĂ© de faire du feu avec ma bouche, comme un dragon. Je ne suis pas un dragon
 et cette vĂ©ritĂ© est un choc terrible pour moi, une terrible dĂ©ception. Je prends ma baguette, dĂ©sespĂ©rĂ© dans ma gaietĂ©, et allume des grosses flammes sur lequel je fais bouillir la liqueur de Millepertuis comme indiquĂ© dans le livre. – C’est bizarre, il n’est pas dit qu’il faille utiliser un chat
 c’est juste griffonner
 comme si quelqu’un l’avait rajoutĂ©. Tu ne trouves pas ça bizar
 ! Qu’est-ce que ! Ah, ah, Mer** ! Mer** !, ais-je alors criĂ© en voyant des projections enflammĂ©es sortir du chaudron pour aller s’écraser et s’incendier dans divers coins de la piĂšce...qui prenaient rapidement feu
 la piĂšce prends feu ! Et je reste sans bouger, sans peur
 foutrement amusĂ© et fascinĂ©. De plus en plus curieux » me suis-je dit en souriant en voyant les flammes prendre de plus en plus d’ampleur. Je ne me dis pas ça en pensant Ă  cette drĂŽle d’histoire
 celle de prĂ©parer une potion mortelle composĂ©e d’un chat mort et que j’allais devoir moi-mĂȘme donner Ă  un professeur de Poudlard
 non, pas du tout
 - Vraiment, de plus en plus curieux ha, ha, dis-je Ă  l’intention d’Aby assez fort pour couvrir le bruit sourd du bois qui crĂ©pite, Aby, je retiens mon souffle et ça me donne, ah, ah, un sentiment d’ivresse. J’ai recommencĂ©, et au lĂ©ger tambourinement du sang dans mes oreilles, et Ă  l’augmentation de la pression dans mes poumons, j’ai estimĂ© qu’il ne me restait qu’une dizaine de secondes d’air
et j’ai comptĂ©, 10
 9
8
7
, j’ai la tĂȘte qui tourne, 6, et la tĂȘte en l’air, 5, je me sens bien, 4, trĂšs excitĂ©, 3, euphorique, 2,le bois crĂ©pite comme des bulles de savon, 1
 je suffoque en riant, - tu devrais essayer Aby ! ah, ah, tu devrais essayer ! Oui. Comme qui dirait, nous Ă©tions en train de planer Ă  donf. InvitĂ© Re [Habitation] Cave In HellInvitĂ©, le Jeu 14 AoĂ» - 202 Il rit, c'Ă©tait un rire trĂšs clair, presque fĂ©minin. J'aurais pu me demander encore s'il Ă©tait il ou elle, j'aurais pu douter, me poser encore et encore la question. Cela ne me venait pas Ă  l'esprit cependant. Cela n'avait pas d'importance. Je ne pensais Ă  rien de particulier en rĂ©alitĂ©, pas plus Ă  la case dans laquelle je devais ranger Malena qu'Ă  n'importe quoi d'autre. Plus mĂȘme Ă  la raison pourquoi laquelle nous rigolions tout deux. J'avais oubliĂ© ou je le savais sans m'en soucier, tout Ă©phĂ©mĂšre. Il n'y avait que ce rire qui naissait en moi, qui montait dans ma gorge, qui sortait de ma bouche pour raisonner entre ces quatre tristes murs. Et cet autre rire, celui de cet ami improvisĂ©, qui riait encore toujours, peut-ĂȘtre plus que moi ? Il s'arrĂȘta, je le regardais et nous rions de plus belle. Et avant mĂȘme que notre rire ne faiblisse il l'alimenta Ă  son tour. Remuer le couteau dans la plaie... L'image redoubla mon hilaritĂ©, notre hilaritĂ© gĂ©nĂ©rale Ă  vrai dire. Malena, oui, Ma Lena Ă©tait une sadique et si la phrase ainsi dite aurait en d'autres circonstances jeter un froid glacial, Ă  cet endroit et Ă  cet instant elle Ă©tait Ă  l'origine d'une autre belle rigolade. Les muscles de mon visage, mes cĂŽtes, tout cela commençait Ă  se faire sentir, encore un peu de cette cure joyeuse et ils crieraient grĂące. Mais nos voix finirent par baisser, notre gaietĂ© Ă  se calmer. SĂ©rieux, nous ne l'Ă©tions toujours pas, moins bruyant cela dit. Le fou rire passĂ© nous retrouvions l'usage de nos membres auparavant paralysĂ©s. La joie Ă  trop grande Ă©chelle avait ses effets commencions la potion, le sourire toujours aux lĂšvres. " Potion Vive-Loup Malena, Vive-Loup... " Le livre aidait Ă  la prĂ©paration. Du bout du doigt je suivais les lignes, il ne fallait rien rater. Chaque Ă©tape suivie scrupuleusement, les potions Ă©taient une affaire de prĂ©cision. Avant toute chose le feu sous la marmite. MĂȘme le feu en rĂ©alitĂ© Ă©tait prĂ©cis, comme le tempo d'une musique. Mais je vais trop vite, nous n'en Ă©tions pas Ă  lĂ  non, juste au moment de l'allumer. Et lĂ  Malena pencha sa tĂȘte sur le futur foyer et d'un air fort sĂ©rieux, un air de concentration, souffla dessus. C'Ă©tait un souffle spĂ©cial, prĂ©cĂ©dĂ© d'une grande inspiration. L'expiration Ă©tait lente et contenue, de mĂȘme qu'un dragon expulserait de petites flammes et non un brasier. Un dragon, Malena se prenait-il pour un dragon ? L'idĂ©e Ă©tait plus qu'amusante et je gloussais. Cette fois ci Malena ne me suivit pas et je fus la seule Ă  rigoler tandis que mon coĂ©quipier faisait naĂźtre par la magie de sa baguette un feu oĂč il plaça un rĂ©cipient de mĂ©tal. Liqueur de Millepertuis disait l'indication du flacon qu'il venait de dĂ©boucher. Entre les pages du bouquin Ă©tait glissĂ© un bout de parchemin, griffonnĂ© "les 25 onces d'eau froide et le sang de licorne sont sous la trappe prĂšs de la table basse". Je laissais le garçon au chaudron, je zigzague avec prĂ©caution dans la piĂšce jusqu'Ă  la croix rouge au sol. Quelques mĂštres plus loin, pourtant long Ă  traverser parmi ce bazar, ces montagnes incongrues d'objets. Je fis de la place, C’est bizarre, calait les bouquins et fioles dans un coin de la piĂšce par magie. Il n’est pas dit qu’il faille utiliser un chat
 J'ouvrais la trappe, c’est juste griffonner
, en sortis une bouteille d'eau laissĂ©e lĂ  Ă  l'obscuritĂ© ainsi qu'un flacon empli d'un liquide argentĂ©. Comme si quelqu’un l’avait rajoutĂ©. J'Ă©tais occupĂ©e Ă  rĂ©flĂ©chir Ă  comment le rejoindre, le chemin de retour me semblait plus ardu. Tu ne trouves pas ça bizar
 ! DĂ©licatement je posais un pied Ă  terre, sur le parquet, un pied aprĂšs l'autre. Les yeux rivĂ©s sur le sol, la bouteille et le flacon bien en main. Qu’est-ce que ! Ah, ah, Mer** ! Mer** ! Mais qu... ?! Je levais mon regard, de toute façon j'Ă©tais sortie du terrain accidentĂ©, je vis la marmite qui crachotait de petites flammes. Des flammĂšches qui s'envolaient un peu partout dans la piĂšce, c'Ă©tait trĂšs beau. Malena Ă©tait un artiste. Splendide oui, j'en riais Mal' tu fais des feux d'artifices dis moi ?De petits feux naissaient ça et lĂ , bientĂŽt qui se rĂ©uniront tous en un incendie. Cela brillait... de mille feux. Malena qui avait un peu paniquĂ© retrouvait un air plus joyeux. Pourquoi, je n'en savais rien. Il souriait dans le vide. Cela aussi me fit rire, il avait une expression quelque peu bĂ©ate. Je m'avançais jusqu'Ă  la potion bouillonnante, calmait les envies de projections enflammĂ©es du chaudron en baissant le feu et nettoyant le sol autour du foyer. Dans la piĂšce cela commençait Ă  sentir le brĂ»lĂ©, le bois crĂ©pitait et il y avait de la fumĂ©e. Cela aussi Ă©tait trĂšs intĂ©ressant, quelle drĂŽle d'expĂ©rience... Les crĂ©pitements qui se faisaient de plus en plus fort... L'air qui se chargeaient de petites particules qui collaient dans la gorge...- Vraiment, de plus en plus curieux ha, ha, fit Mal' comme s'il lisait dans mes pensĂ©e. Puis je le regardais et je compris qu'il ne parlait pas du tout du feu. Il riait, cela lui donnait l'air heureux. Aby, je retiens mon souffle et ça me donne, ah, ah, un sentiment d’ivresse. Tu devrais essayer Aby ! ah, ah, tu devrais essayer ! J'Ă©clatais de rire mais mon rire fut rapidement recouvert par le bruit d'une petite explosion. Je ne savais pas d'oĂč ça venait et sous le coup de la peur, je fus soudainement silencieuse. Deux secondes plus tard je me bidonnais de nouveau, l'hilaritĂ© un peu nerveuse et soulagĂ©e qui suit le choc. Il y avait tant de choses par terre, cela pouvait ĂȘtre n'importe quoi qui avait Ă©clatĂ© en faisant cet Ă©trange son. J'aimais bien la musique mais je me rendais Ă©galement compte que si nous laissions l'incendie se propager, toutes ces petites choses exploser en une chaleureuse cacophonie, l'appartement entier ne tiendrait pas Pas cette fois Mal', souris-je, on a un lĂ©ger problĂšme Ă  rĂ©soudre ! Je ouvrais-je l'Ă©teinte des feux et je commençais Ă  lancer des sorts Pyrpuits!. BientĂŽt toute flamme hormis celle du chaudron fut inoffensive, incapable de produire ni fumĂ©e ni chaleur. En revanche les lumiĂšres chatoyantes Ă©taient toujours lĂ , prĂ©sences agrĂ©ables dansant sur les murs, sur les livres, sur le parquet. La fumĂ©e Ă©tait partie par les fenĂȘtres Mieux comme ça non ? L'eau froide ne l'Ă©tait Ă©videmment plus, aussi je cherchais de quoi la refroidir. Il y avait sur un meuble un seau de glaçons, probablement enchantĂ©s puisqu'ils n'Ă©taient pas fondus. La miss Kane pensait vraiment Ă  tout ! ou alors elle amoncelait simplement une tonne de trucs hĂ©tĂ©roclites en pensant que cela pouvait ĂȘtre utile. Ou les deux. Elle aimait contrĂŽler sans en avoir trop l'air je crois... Laissant mes ingrĂ©dients reposer, on ne pouvait continuer la potion avec de l'eau froide chaude! je m'adressais Ă  mon partenaire - Il va falloir attendre un peu... Soudain, me rappelant Le chat ?!Je fixais Mal', regardais autour de nous, fixais de nouveau Mal', et ris. Le chat Ă©tait parti avec la fumĂ©e, par la fenĂȘtre. Malena KaneSerdaigle Re [Habitation] Cave In HellMalena Kane, le Jeu 21 AoĂ» - 2043 J’ai regardĂ© Aby pendant plusieurs secondes, attendant qu’elle fasse comme moi qu’elle retienne sa respiration, pour que son cerveau sans oxygĂšne, la fasse planer. J’ai attendu, comme un enfant qui pense avoir trouvĂ© un jeu unique, une idĂ©e gĂ©niale. Mais la jeune femme, malgrĂ© son rire de perles n’a rien fait. Pas cette fois Mal’, on a un lĂ©ger problĂšme Ă  rĂ©soudre », m’a-t-elle dit en souriant avant un excĂšs de toux. La fumĂ©e provoquĂ©e par les boules de feu commençait en effet Ă  prendre de l’ampleur et Ă  devenir Ă©touffante. On entendait Ă©galement un peu partout dans la piĂšce, le bois craquer sous le baiser des flammes. La situation dĂ©gĂ©nĂ©rait
 certes. Mais pourquoi ? Pourquoi faut-il toujours ! Pourquoi faut-il toujours rĂ©soudre les problĂšmes ! Pourquoi ne pas plutĂŽt laisser aller, laisser les choses se faire et ne pas penser Ă  arranger. Le monde est dĂ©jĂ  trop arrangĂ© comme ça. », ais-je lĂąchĂ© sans mĂȘme pouvoir entendre le son de ma propre voix tant il y avait du bruit dans la piĂšce. Je repensais malgrĂ© moi Ă  mon enfance, Ă  ma famille, et surtout Ă  la tradition des Kane, pour laquelle le moindre Ă©cart n’était pas permis. Pas mĂȘme dans sa tĂȘte. Je ne sais ce qui nous avait plongĂ©s dans un tel Ă©tat. Tout ce que je savais, c’est que j’allais de fou rire –surtout fou rire, en coup de blues. Et ce, sans transition, aucune. Aussi, deux secondes aprĂšs un retour difficile vers le passĂ©, je passais Ă  un Ă©tat de bĂ©atitude devant le spectacle qui m’était offert. Qu’Aby m’avait offert. En effet, elle venait d’user d’un sort
 un sort tout Ă  fait fantastique. Il y avait toujours les flammes, mais sans fumĂ©e ni chaleur. J’aurai pu trouver ça triste, trĂšs triste, mais Ă  prĂ©sent, je voyais tout autour de moi, ici et lĂ  sur les murs, le sol, la table de l’appartement minable de ma cousine, je voyais des dizaines et des dizaines de source lumineuse qui continuait de briller
 par magie. J’avais l’impression d’avoir des dizaines d’yeux posĂ©s sur moi. Ou, des Ă©toiles, oui des Ă©toiles, des petits soleils. Whaoo, Aby
 ! » m’exclamais-je, sautillant presque sur place. J’étais comme un personnage de film, autour duquel tournait rapidement la camĂ©ra pour donner cette sensation d’émotion intense que je ressentais. C’était
Tandis qu’Aby continuait la potion, le poison rĂ©servĂ© Ă  ce cher Edward, je m’approchais d’une des lumiĂšres en me demandant si je me brulerai en y plongeant la main. J’ai hĂ©sitĂ© plusieurs secondes, baissant et remontant la paume de ma main aussitĂŽt, et ce fut quelques secondes de trop. Le Chat ! » a soudain criĂ© mon acolyte du soir. Deux petits. Deux petits mots qui peuvent paraitre insignifiants, sans aucun sens. Mais, en cet instant, ces deux petits mots Ă©taient
 des plus importants. Quoi le Chat ? Il est oĂč le Chat ?? », Paniquais-je, en cherchant une rĂ©ponse dans les yeux d’Aby. Elle n’a pas rĂ©pondu, elle a juste regardĂ© vers la fenĂȘtre. Et j’ai compris. Le chat venait de passer par la fenĂȘtre, s’échappant surement sur les toits de l’allĂ©e des embrumes. Mer**. Sans le chat, toute la potion tombait Ă  l’eau. Je suis restĂ© silencieux, en apnĂ©e, ressentant une nouvelle fois le mĂȘme sentiment d’ivresse que tout Ă  l’ maintenant je vous le dis, ce que vous prenez pour de la folie n’est qu’en rĂ©alitĂ© qu’une hyper acuitĂ© des sens. Et maintenant, je vous le dis, un bruit dĂ©licat, Ă©touffĂ© comme enveloppĂ© dans du coton vint Ă  mes oreilles. C’était le murmure des pas du chat. Il est sur le toit de l’appartement et s’apprĂȘte Ă  dĂ©fier l’apesanteur des bas-fonds Ă  laquelle les gratte-ciels, longs et dĂ©charnĂ©s et dĂ©formĂ©s, bosselĂ©s et cabossĂ©s, Ă©corchĂ©s ne pouvaient eux-mĂȘmes rĂ©sister. Aby ? Hi, hi, Tu n’as jamais voulu dĂ©fier l’apesanteur toi aussi ? », et je m’échappais Ă©galement par la fenĂȘtre Ă  la suite du chat. Je grimpais rapidement, sans me poser la moindre question ; mĂȘme si chacune de mes prises me donnaient l’impression que j’allais emporter, de mon petit poids, l’immeuble entier. La montĂ©e ne fut pas trop difficile. L’édifice Ă©tait tellement abimĂ©, qu’il Ă©tait aisĂ© de s’accrocher et de trouver des appuis dans la façade. J’arrivais donc sur les toits, le cƓur battant la chamade. C’était tellement excitant. Je me suis dressĂ© de tout mon long, et respirĂ©. L’air frais qui se mĂ©langeait Ă  la ruelle des embrumes, Ă©tait fĂ©tide. J’ai donc jouĂ© avec mon nez, comme pour chasser l’odeur de mort. Aby me suivait, je l’entendais qui montait. J’ai souris encore plus. Aby ! Tu n’as jamais voulu dĂ©fier l’apesanteur toi aussi ! Tu n’as jamais voulu dĂ©fier l’apesanteur ! ». N’attendant pas de rĂ©ponses, je me suis prĂ©cipitĂ© vers l’immeuble voisin qui Ă©tait Ă  moins de deux mĂštres, et oĂč j’avais cru voir le chat. Je n’étais pas sĂ»r. Je suivais seulement mon instinct. J’ai donc couru, vite, trĂšs vite, Ă  m’en dĂ©chirer la peau, et j’ai sautĂ© par-dessus le vide. Je vole, je vole ! » et pourtant, j’avais la sensation de tomber. Comme dans un manĂšge. C’était la mĂȘme chose. Un truc indescriptible. J’ai atterri lourdement sur le toit voisin. J’aurai du me faire mal, mais avec l’adrĂ©naline, je n’ai rien senti. Je me suis levĂ© rapidement, cherchant le fĂ©lin du regard. Il avait disparu
 Mer**, Mer**, Aby, tu as vu par oĂč il est parti ? aaaaah ! ». Je marchais sur ce nouveau toit, et tentais de percer la nuit pour avoir une piste
 Sherlock Holmes et le Docteur Watson vont devoir entrer en piste, trĂšs chĂšre, hi, hi. », lui disais-je, impatient de commencer ce nouveau jeu
 Malena KaneSerdaigle Re [Habitation] Cave In HellMalena Kane, le Lun 27 AoĂ» - 2325 Pv autre soir. Ou le mĂȘme, sans fin. Le soleil avait beau seulement commencer Ă  se retirer, j'avais l'impression de ne vivre que dans l’obscuritĂ© depuis mon retour Ă  Londres. Les jours ne sont-ils pas que des nuits un peu plus Ă©clairĂ©es ? Le soleil n'est-il pas une lune sous coke, brillant-e, Ă©phĂ©mĂšre, se consumant, lentement, irrĂ©mĂ©diablement mais fier ?Dans cette obscuritĂ© persistante, surgissaient rugissant des souvenirs, des certitudes, une identitĂ© fĂȘlĂ©e. Ma rencontre avec Kohane - Ă©tait-ce rĂ©ellement ma rencontre?, m'avait bousculĂ©-e. Plus qu'elle ne l'avait imaginĂ©. La jeune femme avait frappĂ© la coque de mon pauvre crĂąne et crĂ©e Ă  l'intĂ©rieur, une tempĂȘte. Une rĂ©volte. Et des orages. Lourds. Frappaient ma terre. Claquants. La porte n'Ă©tait pas fermĂ©e - elle ne l'avait jamais Ă©tĂ© - et le sol grinçait - comme il l'avait toujours fait. Il y avait ici un nombre incommensurable d'objets en tout genre des carnets, des photos, des verres vides, des chaudrons, des vĂȘtements, des fioles, des livres, des vases parfois brisĂ©s parfois non, tout un bric Ă  brac ramenĂ© du monde entier. Mon appartement. Un appartement d'un autre temps. On sentait encore les longues nuits blanches qui s'en Ă©taient allĂ©es mourir dans le cendrier et ces temps oĂč l'on a beaucoup rĂȘvĂ© sans attendre que les choses adviennent comme par enchantement. Oui, derriĂšre cette odeur amĂšre du tabac froid, il y avait le parfum sucrĂ© du feu, de l'excitation, d'une impatience presque hystĂ©rique. Ici naissaient les rĂȘves et les rĂȘves foutaient le camp par la fenĂȘtre du salon. Ils partaient et on les suivait. On avait peu vĂ©cu l'aube entre ses murs. Un rayon enflammĂ©e traversa la piĂšce ma cigarette s’allume. Qu'est-ce que je cherchais ? AprĂšs quoi je courrais sans le savoir ? Sans le vouloir. Le passĂ© ? Une ardeur brisĂ©e ? Je n'en savais trop rien. Tout ce que j'avais, c'Ă©tait cette intuition ou bien cette nuit irait se consumer dans le cendrier, crevĂ©e comme tant d'autres, ou bien elle aurait sa revanche et me tuerait. InvitĂ© Re [Habitation] Cave In HellInvitĂ©, le Lun 3 Sep - 1939 L'allĂ©e des embrumes, quel endroit triste et rĂ©pugnant, sorciers et sorciĂšres perdus cherchant un peu de rĂ©confort dans les tĂ©nĂšbres, ou tout simplement connaitre leur limite qu'en savais-je, mais c'Ă©tait bien trop facile. Mais aujourd'hui je n'avais pas le choix que de m'y faufiler, j'avais quelqu'un Ă  retrouver, quelqu'un qui j'espĂšre allait tenir parole. Sinon...j'aviserai. J'avais enfilĂ© ma cape et ma capuche, je ne voulais pas qu'on me reconnaisse ici, j'avais dĂ©jĂ  une assez Ă©trange rĂ©putation. Je m’arrĂȘte un instant, par oĂč Ă©tais-ce dĂ©jĂ  ? Je ne peux ĂȘtre perdue ici, je m'adosse contre le mur un instant, essayant de calmer mes nerfs, pourquoi ça n'allait jamais comme on le voulait ? Pourquoi toujours tout est compliquĂ© ? Je donne un violent coup dans le mur avant de reprendre ma route. AprĂšs quelques minutes, ou peut-ĂȘtre heures Ă  errer, je crois l'avoir enfin trouvĂ©, je reste contempler l'endroit un instant Était-elle seulement lĂ  ? Il n'y avait qu'un seul moyen de le dĂ©couvrir. Je m'avance vers la porte, hĂ©sitant Ă  frapper, le poing tendu je dĂ©cide de me raviser. J'avais plutĂŽt fait le choix d'ouvrir discrĂštement la porte, et de m'avancer discrĂ©tement Ă  l’intĂ©rieur, ma capuche dissimulant soigneusement mon visage. Et si ce n'Ă©tait plus elle qui Ă©tait ici ? Je caresse doucement ma baguette, on ne sait jamais. Quelle atmosphĂšre Ă©trange...je ne saurais la dĂ©crire, mais il y a comme quelque chose de pesant. Raclant ma gorge, je me dĂ©cide enfin Ă  parler. - Il y a quelqu’un ? Je m'adosse au coin le plus sombre en attendant une rĂ©ponse, si elle bien, elle arrive un jour. Malena KaneSerdaigle Re [Habitation] Cave In HellMalena Kane, le Jeu 6 Sep - 1815 Il ne faut jamais retourner dans son passé  c’est ce qu’on m’avait dit. Moi, j’y allais sans arrĂȘt mais sans y parvenir. Je n’en avais pas vraiment envie, cependant, et mĂȘme en tentant de lui rĂ©sister, je me laissais emporter par ce courant continu - un acouphĂšne, le long de mes pensĂ©es son attraction Ă©tait trop puissante bien qu’il laissait prĂ©sager des dĂ©couvertes acides. Mais je m’y laissais emporter. Toutefois, dĂšs lors que j’empoignais ce fil de vie perdue il se brisait!
 pour rĂ©apparaitre
 et se briser de nouveau. Bordel. C’était comme croire Ă  la rĂ©alitĂ© d’un rĂȘve on le pense rĂ©el avant de comprendre qu’il ne s’agit que d’une illusion
, certitude aussitĂŽt oubliĂ©e et on se laisse berner de nouveau, on tourne en rond, sans rĂ©elle possibilitĂ© d’agir Et ça me foutait un de ces mal de tĂȘte !Le temps avait lieu Ă  en juger par l’accumulation de mĂ©gots dans le cendrier. La nuit filait, carnassiĂšre, un masque sur les yeux, avec sur son Ă©paule les secondes volĂ©es dans son gros sac. J’entendais son rire amusĂ© - son cĂŽtĂ© enfantin - qui jurait avec les voluptĂ©s avec lesquelles elle me dĂ©bauchait - son cĂŽtĂ© sĂ©ducteur. Comment rĂ©sister Ă  la sensualitĂ© de ses ombres qui m’enveloppaient, me caressaient. Il n’y avait qu’un Ă©lĂ©ment extĂ©rieur pour me sortir de cet Ă©tat lĂ©thargique Ă  laquelle j’avais rapidement cĂ©dĂ©e Et cet Ă©vĂ©nement extĂ©rieur arriva d’abord, il y eut des grincements qui fit trembler la carcasse du vieil immeuble, puis vint une voix, dans mon dos, qui fit grincer le silence Il y a quelqu’un ? » disait-elle. Il y a quelqu’un ? Un doute s’empara de moi n’était-ce pas ma voix ? Une voix dans ma tĂȘte ? Ou cette voix appartenait-elle Ă  un corps, une bouche autre que la mienne ? Comment le savoir ? Peut-ĂȘtre n’était-ce qu’un souvenir de l’appartement qui se manifestait. Le dialogue d’un souvenir Ă  un autre car j’étais aussi un souvenir d'ici. Oui. Du moins, un souvenir. » Silence. Montre-toi. » InvitĂ© Re [Habitation] Cave In HellInvitĂ©, le Ven 21 Sep - 2022 Ainsi elle voulait que je me montre, pourtant j'Ă©tais si bien cachĂ©e dans le pĂ©nombre. Je ne sais pas si c'Ă©tait une bonne idĂ©e d’ĂȘtre venue, j'avais encore le temps de faire demi tour aprĂšs tout. Mais je n'avais rien Ă  perdre moi, alors autant rester. Je me demandais bien ce que j'allais retrouver, peut-etre qu'aprĂšs tout ce n'Ă©tait plus la mĂȘme que j'ai connu il y a longtemps, le temps fait changer les gens aprĂšs tout...Mais pas moi. Je devais m'en assurer. Je daigne finalement Ă  m'avancer pour qu'elle puisse me voir, mais je ne dis rien pour le moment, je voulais savoir, savoir si elle allait se souvenir de moi ? Un soupçon de colĂšre s’empare de moi Ă  l'idĂ©e que non, je n'aimais pas ĂȘtre effacĂ©e. - Et un souvenir de quoi au juste ? Le ton de ma voix Ă©tait un peu plus dur que je ne l'aurais voulu, mais qu'importe, on va mettre ça sur le compte de la mĂ©fiance, et de la mise au dĂ©fi aussi. Mais je pense pas qu'elle s'en offusquera aprĂšs tout, ici tout semble bizarre. Cela dit si elle passait son temps enfermĂ©e dans cet endroit lugubre, j'ose espĂ©rer qu'elle n'ait pas perdue la tĂȘte. La solitude peut faire des ravages parfois. Je ne pense pas que ça soit son cas, mais je garde la main Ă  portĂ©e de ma baguette, juste au cas oĂč... Re [Habitation] Cave In HellContenu sponsorisĂ©, le Permission de ce forumVous pouvez Vous ne pouvez pas rĂ©pondre aux sujets dans ce forum

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